Le Maroc resserre l’étau autour du Polisario sur l’échiquier africain

Rwanda : ouverture du 27e Sommet de l'Union africaineLe roi du Maroc Mohammed VI a eu lundi, une conversation téléphonique avec le Président tchadien, Idriss Déby Itno, d’agir en sa qualité de président en exercice de l’Union Africaine (UA), pour activer la transmission de la demande d’admission du Maroc à l’ensemble des Etats membres.

Au cours de cet entretien, le souverain a insisté auprès du président Idriss Déby d’intervenir auprès de la présidente de la commission de l’UA, Nkosazana Dlamini-Zuma, pour qu’elle transmette rapidement cette  demande, qu’elle avait reçue le 22 septembre dernier, aux Etats membres.

Selon un communiqué du cabinet royal, «le président tchadien a réagi positivement à la demande du Souverain et fera le nécessaire à cet égard», sachant que Dlamini-Zuma aurait dû le faire il y a longtemps, comme le stipule l’acte constitutif de l’UA.

Le retard constaté dans le cas du Maroc, s’expliquerait selon des sources bien informées à l’UA, par le soutien de Dlamini-Zuma et de son pays aux revendications indépendantistes du Polisario et leur position ouvertement hostile au Maroc dans le dossier du Sahara Occidental.

Sinon, comment peut-on expliquer que la demande d’adhésion du Soudan du Sud en tant que 54ème pays membre de l’UA, ait été entérinée le 27 juillet 2011, soit 18 jours après son dépôt, alors que celle du Maroc est toujours en attente, plus d’un mois après sa transmission à la Commission.

Selon les mêmes sources, l’épouse du président sud-africain Jacob Zuma fortement éclaboussé par de nombreux scandales financiers, s’activerait à vider ses dernières cartouches dans la défense des intérêts du Polisario au détriment de ceux du Maroc, et ce pour faire plaisir aux dirigeants algériens qui l’arrosent généreusement à chaque fois que l’occasion se présente.

Dlamini-Zuma, dont le mandat à la tête de Commission de l’UA s’est achevé en juillet dernier, profiterait également de la période intérimaire en attendant  la nomination de son successeur, pour obstruer, par des moyens peu orthodoxes, le retour du Maroc au sein de l’UA, un retour qui serait fatal au Polisario et sonnerait le glas de la vieille guéguerre diplomatique que l’Algérie livre à son voisin marocain.

Les mêmes sources basées à Addis-Abeba estiment qu’il s’agit de vaines tentatives de Dlamini-Zuma et de ses commanditaires algériens, puisque le Royaume chérifien est en plein droit de récupérer son siège au sein de l’UA, et il est de surcroît, largement conforté par un franc soutien de plus de la moitié des Etats membres.

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