Ana Palacio assure que la solution du conflit du Sahara est à Alger

L’ex-ministre des Affaires étrangères espagnole, Ana Palacio a affirmé lundi dernier à Rabat, que « l’Algérie est le pays qui détient la clé pour que le Polisario accepte le plan marocain d’autonomie du Sahara ».

Intervenant lors d’une conférence sur la paix et la sécurité, organisée par le Think tank «OCP Policy Center» basé à Rabat, Mme Palacio, actuellement membre du Conseil d’Etat espagnol, a fait savoir que « la stratégie du Polisario est de nuire au Maroc », citant à ce titre, la saisie au Panama et en Afrique du Sud de bateaux transportant du phosphate en provenance des gisements du Sahara marocain.

« Pour résoudre le conflit du Sahara, toutes les parties concernées doivent s’engager, principalement le Maroc et le Polisario, ainsi que les pays voisins, notamment l’Algérie » soutient Ana Palacio.

Dans une tribune parue fin juin dernier sur le site espagnol «Dipublico», Ana Palacio qui est également maître de conférence à l’Université américaine de Georgetown, suggère «de remettre en question «la nouvelle campagne agressive du Front Polisario» qui, dit-elle, cherche à torpiller le processus conduit par l’ONU pour un règlement politique consensuel du conflit du Sahara Occidental.

« Après que le Conseil de sécurité ait approuvé l’appel de M. Guterres (SG de l’ONU) pour relancer le processus de négociations, le Front Polisario a saisi un tribunal civil en Afrique du Sud, en cherchant à saisir une cargaison de phosphate extrait sur le territoire du Sahara », déplore l’ex-ministre espagnole. « Quelques jours plus tard, a-t-elle encore rappelé, un défi similaire a été lancé au Panama contre un autre navire transportant du phosphate» en provenance du sud marocain, néanmoins, a-t-elle dit, le tribunal maritime panaméen motivé par les dessous diplomatiques et politiques de cette affaire, a finalement rejeté le recours du Polisario.

Pour conclure, Ana Palacio a dénoncé ouvertement la nouvelle tactique du Polisario « d’utiliser les tribunaux civils de pays tiers dans la tentative de faire mal au Maroc et de saper le processus de l’ONU ».

La conférence sur la paix et la sécurité a réuni pendant deux jours à Rabat, 100 personnalités de 27 pays, et les représentants de 45 institutions étrangères et 25 locales.

 

 

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