Plan Autonomie

Site de présentation et d'information sur le plan d'autonomie marocain et sur le Sahara

Le plan d’autonomie que le Maroc propose pour les provinces du sud comme solution au conflit l’opposant aux séparatistes du Front Polisario, trace la  »voie acceptée par tout le monde » pour sortir de l’impasse dans laquelle se trouve le processus de règlement piloté par l’ONU.
 »Le plan marocain d’autonomie dans les provinces du sud est sérieux et permet de dépasser les blocages », a affirmé le député de la 9ème circonscription des français établis à l’étranger et secrétaire de la commission des Affaires étrangères à l’Assemblée nationale française, Pouria Amirshahi.
La réponse apportée par le Maroc, à travers sa réforme constitutionnelle et sa proposition d’autonomie, représente une  »voie acceptée par tout le monde », a ajouté Amirshahi qui effectuait dernièrement une visite de travail au Maroc.
L’apaisement des relations entre les pays du Maghreb, a-t-il assuré, est un souhait de la France, notamment  »à travers l’ouverture des frontières entre le Maroc et l’Algérie pour faire en sorte qu’on puisse dépasser des conflits qui durent et qui sont des éléments de blocage ».

Evoquant l’intervention française au Mali, le député français a plaidé pour davantage de coordination entre les pays de la région afin de faire face à ce nouveau front de lutte contre le terrorisme.
Néanmoins les observateurs sur place, estiment qu’une telle coordination n’a pas lieu d’être tant que de vives tensions sournoises persistent entre les deux voisins maghrébins, le Maroc et l’Algérie autour du dossier du Sahara et de la question de réouverture des frontières terrestres, fermées depuis 1994.
D’ailleurs, un spécialiste britannique des questions politiques et sécuritaires nord-africaines, Jeremy Kennan vient de rappeler avec force cette réalité qui envenime les rapports maroco-algériens et intermaghrébins.
Le régime algérien, rappelle-t-il, « s’est toujours nourri de l’instabilité » dans toute la région d’Afrique du nord et du Sahel dans le but de maintenir son emprise sur le pouvoir dans le pays.
Une instabilité, que ce régime fomente par tous les moyens, et qui représente, soutient-il, une composante fondamentale de la politique régionale du pouvoir algérien qui «n’obéit à aucune logique démocratique ».
Keenan qui est également professeur d’anthropologie à l’école des études orientales et africaines (SOAS), à Londres, a par ailleurs, pointé du doigt le Département algérien du renseignement et de la sécurité (DRS), pour son implication dans la montée des groupes terroristes au Sahel. Le DRS, se servirait de plusieurs groupes pour semer l’anarchie dans la région, explique-t-il. Et Keenan de s’interroger sur les réelles raisons qui motivent les dirigeants algériens à exclure des pays influents dans la région, comme le Maroc, des efforts visant à régler la crise malienne, dont les retombées risquent d’être périlleuses pour tous les pays voisins.

 

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