Plan Autonomie

Site de présentation et d'information sur le plan d'autonomie marocain et sur le Sahara

La diplomatie marocaine a du pain sur la planche à l’heure où l’Afrique du Sud, ennemi juré du Maroc dans le dossier du Sahara, s’apprête à faire  début janvier 2019, son entrée au Conseil de sécurité de l’ONU, en tant que membre non permanent.

Deux semaines avant cette intrigante admission, la ministre sud-africaine des Affaires étrangères, Lindiwe Sisulu a déjà annoncé la couleur du plan d’attaque de son pays qui, a-t-elle assuré «utilisera son prochain mandat au Conseil de sécurité pour exhorter l’ONU à continuer d’appuyer le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination ».

Dans un communiqué diffusé le 12 décembre dernier, Lindiwe Sisulu a pourtant, qualifié de «développement positif» la reprise des contacts entre les parties au conflit (Maroc, Algérie, Mauritanie et Polisario) les 5 et 6 décembre à Genève à l’invitation de l’envoyé personnel de l’ONU pour le Sahara, Horst Köhler.

Elle a en outre, souhaité que «ce processus de négociation (…) aboutira à une solution juste, durable et mutuellement acceptable, qui permettra l’autodétermination du peuple du Sahara occidental», oubliant que l’ONU a banni depuis longtemps, l’option du référendum d’autodétermination.

De l’avis d’un ancien diplomate marocain, les diplomates du Royaume auprès des Nations Unies peuvent toujours compter dans la défense du dossier du Sahara, sur le ferme soutien de la France et des Etats-Unis ainsi que sur la neutralité positive des trois autres membres permanents du Conseil de Sécurité, le Royaume-Uni, la Chine et la Russie.

D’ailleurs, la majorité de ces pays considère l’initiative d’autonomie marocaine pour le Sahara comme une démarche «sérieuse, crédible et réalisable».

Mais cela n’empêchera pas sûrement la diplomatie sud-africaine de jouer au trouble-fête au sein du Conseil de Sécurité durant son mandat, pour tenter d’inscrire au lugubre palmarès du Polisario quelques misérables points dans sa confrontation avec le Maroc.

De son côté, la diplomatie marocaine a elle aussi son mot à dire dans cette bataille et compte beaucoup sur ses alliés traditionnels pour défendre sa cause légitime.

 

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