Sahara Occidental : Nouveaux contacts de Horst Köhler au Parlement Européen

L’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, Horst Köhler, s’est entretenu ce mardi au siège du parlement européen, avec Federica Mogherini, haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la Commission européenne.

Köhler a également exposé devant les commissions des relations extérieures et des droits de l’homme du Parlement européen, les derniers événements de la question du Sahara Occidental et la voie suivie par les Nations Unies pour le règlement politique et consensuel du litige territorial opposant le Maroc au Polisario soutenu par l’Algérie.

Le passage du médiateur allemand au siège du Parlement européen, s’inscrit dans le cadre de ses concertations internationales visant à identifier la meilleure voie pour relancer les pourparlers entre le Maroc, le Polisario et les pays voisins l’Algérie et la Mauritanie.

Pour rappel, ces pourparlers sont gelés depuis mars 2012, suite à l’échec de la médiation de son prédécesseur américain, Christopher Ross qui n’avait pas su faire preuve de neutralité dans sa mission en prenant position en faveur des thèses séparatistes du Polisario et de ses parrains algériens.

Dans sa médiation, Köhler compte sur le soutien exprimé par le Conseil de Sécurité et le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres pour la relance des négociations sur la question du Sahara.
Huit mois après sa nomination, Horst Köhler n’a pas encore dévoilé officiellement les détails de son plan d’action même si dans sa résolution 2414 adoptée fin avril dernier, le Conseil de sécurité avait invité les parties prenantes dans le conflit du Sahara et notamment l’Algérie qui persiste à se cache derrière sa soi-disant neutralité, à s’impliquer complètement dans le processus de règlement piloté par l’ONU.

Dans la même résolution, le Conseil de sécurité a insisté sur « le leadership de l’ONU » dans le règlement du conflit saharien en dépit des concertations de Köhler avec des dirigeants entre autres, de l’Union européenne et de l’Union africaine.

En revanche le Conseil de Sécurité considère à l’instar de l’Union européenne, que l’Initiative marocaine d’autonomie pour le Sahara demeure une option «sérieuse et crédible».

 

 

 

Advertisement

Sans commentaires.

Laisser une Réponse