L’initiative marocaine d’autonomie pour le Sahara au centre d’un débat à Genève

L’initiative marocaine d’autonomie au Sahara comparée à d’autres expériences étrangères similaires, a été ce mercredi, au menu d’une rencontre au siège de l’ONU à Genève, animée par plusieurs experts africains et européens en présence de diplomates et de représentants d’ONG de divers horizons.

Ouvrant ce panel organisé par la Mission permanente du Maroc auprès de l’ONU, le chargé d’affaires du Royaume à Genève, Hassan Boukili a souligné que dans plusieurs situations dans le monde, l’autonomie a permis de régler des différends similaires en conciliant respect de la souveraineté, intégrité territoriale et gestion autonome des affaires locales dans un esprit de solidarité nationale.

La proposition marocaine, a-t-il expliqué, s’inscrit dans un projet de société démocratique et moderne, fondé sur l’État de droit, les libertés individuelles et collectives, et le développement économique et social, dans le respect des spécificités locales.

Pour d’autres intervenants, l’Initiative d’autonomie marocaine qui revêt la forme d’une autodétermination, est devenue par la force des choses, l’option la plus crédible et la plus réaliste, après l’abandon par l’ONU, de l’option du référendum jugée inapplicable sur le terrain.

Pour Charles Amegan, professeur des relations internationales à l’université de Paris, cette proposition telle qu’elle se présente, a été la synthèse d’une multitude de contributions issues d’un processus de consultation participative et inclusive à un triple niveau: local, national, et international.
Au plan sécuritaire dans la région sahelo-saharienne, l’intervenant a mis en garde contre l’émergence de nouvelles connexions entre des éléments armés du Polisario, des terroristes d’Al-Qaeda au pays du Maghreb Islamique (AQMI) et des milices du groupe extrémiste Daech, implantées au Sahel et en Libye.

Un autre expert de l’Institut suisse des études internationales, Eric Dejila a souligné que le contexte international plaide pour des solutions justes et équitables d’autonomie du territoire, lesquelles présentent « l’avantage d’enlever une grosse épine du pied de la communauté internationale qui voudrait éradiquer le fléau du terrorisme et des réseaux mafieux qui sévissent dans cette région » sahelo-saharienne.

La résolution pacifique du différend territorial autour du Sahara, a-t-il soutenu, favorisera la relance de l’édification d’un Grand Maghreb démocratique, stable et solidaire.

L’intégration économique, a-t-il ajouté, permettra à cet ensemble géostratégique de s’ériger en force de négociation et en interlocuteur respecté par ses différents partenaires économiques de par le monde.

 

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