ONU-Sahara: L’initiative marocaine d’autonomie mise en avant aux débats du C24

Les ambassadeurs de plusieurs pays membres du Comité spécial des 24 (C24) de l’Assemblée générale de l’ONU, se sont accordés mardi, à souligner que l’initiative d’autonomie présentée par le Maroc le 11 avril 2007, est la «seule initiative positive» permettant de parvenir au règlement politique souhaité par les Nations Unies, pour le différend artificiel autour du Sahara.

Dans son intervention à la réunion du C24 à New York, l’ambassadrice de la Grenade auprès de l’ONU, Keisha McGuire a assuré que l’initiative d’autonomie marocaine représente «la seule initiative positive qui offre les meilleures possibilités de parvenir à la solution politique» voulue par l’ONU et son Conseil de sécurité.

La proposition d’autonomie pour le Sahara, a-t-elle détaillé, «garantit à tous les Sahraouis, à l’intérieur comme à l’extérieur de ce territoire, leurs pleins rôles au sein des institutions de la région, sans discrimination ni exclusion aucune».

Cette solution, a ajouté McGuire, permet aux populations du Sahara de gérer leurs propres affaires de manière démocratique à travers des organes législatifs, exécutifs et judiciaires jouissant de pouvoirs exclusifs et dotés de ressources financières nécessaires pour le développement de la région dans tous les domaines.

En revanche, la diplomate grenadine s’est dite «profondément préoccupée» par la situation des droits de l’homme dans les camps de Tindouf, «les seuls camps dans le monde où un recensement n’a pas été effectué», malgré les nombreux appels en ce sens, du Conseil de sécurité.

Le même avis est partagé par les représentants du Sénégal, Coly Seck et de la Guinée, François Soumah qui ont insisté sur l’adoption de l’initiative marocaine sous les auspices exclusifs des Nations unies, comme «solution politique, négociée et mutuellement acceptable».

Cette initiative, «élaborée de bonne foi, demeure plus que jamais un cadre approprié permettant de trouver une issue heureuse et définitive à ce différend sur la base d’un compromis dynamique qui tienne compte du réalisme», a souligné le diplomate sénégalais, appelant à «jeter un regard neuf» sur l’évolution de la situation au Sahara à la lumière de cette proposition.
Les trois diplomates ont enfin salué les mesures et les initiatives entreprises par le Maroc pour promouvoir et protéger les droits de l’homme et son interaction positive avec les Procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme et le Haut-commissariat des droits de l’Homme.

 

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