Sahara marocain : Le Polisario redoute une fin d’avril sombre à l’ONU

Les dirigeants du Front Polisario et particulièrement ses représentants à New-York, font preuve d’une agitation inhabituelle à la veille de l’adoption ce jeudi, par le Conseil de sécurité de l’ONU d’une nouvelle résolution sur le dossier du Sahara Occidental.

Le ton de cette résolution a été déjà révélé par la diplomatie française qui s’est félicitée mardi dernier, de la «dynamique positive» et du «nouvel élan» qui connait actuellement le dossier du Sahara à la faveur de récentes «actions positives» du côté onusien.

Dans la foulée, la France par la voix de son ambassadeur auprès de l’ONU, François Delattre, a insisté sur un “retrait complet” de la zone de Guergarat, où seuls des miliciens du Polisario occupent encore le terrain,  afin, précise-t-elle, de pouvoir avancer sur le processus politique.

“Nous avons constaté un nouvel élan, et une dynamique positive qui se profilent, ainsi que des actions positives qui ont été prises, et qui permettent de nourrir ce nouvel élan”, a déclaré à la presse, le diplomate français, peu avant des consultations à huis-clos du Conseil de Sécurité sur la Minurso, dont le mandat devrait être renouvelé  pour un an.

Cependant, a poursuivi François Delattre, “il y a une question qu’il faut résoudre, à savoir celle de Guergarat” et plus précisément le retrait du Polisario de la zone tampon séparant le Maroc de la Mauritanie.

Selon l’agence AFP, le projet de résolution que le Conseil adoptera demain jeudi, ferait pression sur le Front Polisario pour qu’il retire immédiatement ses combattants de la zone tampon jouxtant la localité de Guergarat, que la partie marocaine avait évacué en février dernier.

Pour rappel, dans son rapport annuel sur le Sahara, le nouveau S.G de l’ONU a osé pour la première fois depuis l’éclatement du conflit, de mettre le doigt à la plaie, en plaidant pour une approche audacieuse et innovante aussi bien du point de vue de la forme que de l’esprit, en soulignant la nécessité de redéfinir le concept de l’autodétermination que l’Algérie et le Polisario assimilent à l’indépendance.

L’offre marocaine d’autonomie est ainsi remise sur la table de l’ONU comme alternative sérieuse et crédible, telle que qualifiée par le Conseil de sécurité lui-même dans un bon nombre de ses précédentes résolutions.

 

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