Le Maroc se retire du 4ème sommet Afrique/Monde arabe

sommet-afro-arabeLes délégations du Maroc et de huit autres pays arabes se sont retirées à la dernière minute du 4ème sommet Afrique/Monde arabe qui s’est ouvert mercredi à Malabo en Guinée équatoriale, sur le thème de la coopération économique, pour protester contre la présence d’une délégation du Front Polisario.

La délégation marocaine a pris cette décision pour protester contre « la présence de l’emblème d’une entité fantoche dans les salles de réunions», a indiqué le ministère marocain des Affaires étrangères et de la Coopération (MAEC) dans un communiqué repris par l’agence de presse marocaine MAP.

Le Maroc a quitté le 4ème sommet Afrique/Monde arabe avec sept autres pays arabes (Arabie Saoudite, Emirats Arabes unis, Bahreïn, Qatar, Sultanat d’Oman, Jordanie, Yémen) en plus de la Somalie.

Cet incident intervient au moment où le Maroc a lancé en juillet dernier, la procédure d’intégrer l’Union africaine (UA) que Rabat avait quittée en 1984 à cause justement de l’admission de la pseudo-république sahraouie  (RASD), autoproclamée par le Front Polisario.

Les pays africains qui prennent part au sommet de Malabo consacré aux questions économiques, en particulier la coopération et le développement durable, comptaient beaucoup sur les riches monarchies pétrolières du Golfe pour accéder à des financements avantageux pour leurs grands projets de développement, mais le Polisario, soutenu par l’Algérie, est venu gâcher la fête en faisant voler en éclat tous les espoirs des Africains.

Lors de la précédente édition en 2013 qui s’était tenue au Koweït, les Etats du Golfe avaient promis à l’Afrique un milliard de dollars d’ici 2018 dans le cadre du Fonds koweïtien de développement économique. Cette fois, les Etats africains et ceux du Golfe semblaient vouloir aller au-delà des déclarations de principes et tirer profit du potentiel du continent noir.

Le départ du Maroc du sommet de Malabo avec ses «amis du Golfe», aura sûrement une lourde incidence sur cette promesse des pays arabes à moins que la majorité des pays africains finissent par séparer le bon grain de l’ivraie.

Avec la profonde crise financière et le vide institutionnel qu’elle connait, l’Algérie n’a plus rien à donner comme avant, aux pays africains et encore moins le Front Polisario qui ne fait vivre les milliers de réfugiés sahraouis retenus sur le sol algérien, qu’avec les aides humanitaires internationales qui se sont drastiquement effondrées ces derniers temps en raison de la crise économique que connaissent la plupart des pays donateurs comme l’Espagne ou l’Italie.

 

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