Christopher Ross : Le dossier du Sahara Occidental est dans «l’impasse»

ross-cs-onuL’émissaire de l’ONU pour le Sahara, Christopher Ross a finalement admis que le processus de règlement du conflit du Sahara Occidental, dans lequel il joue le rôle de médiateur, est dans «l’impasse».

Dans un rapport qu’il a présenté au Conseil de Sécurité lors d’une réunion tenue à huis-clos mardi à New-York, Ross a notamment mis en garde contre la «dynamique dangereuse» que connaissent au plan sécuritaire, les régions d’Afrique du Nord et du Sahel.

Christopher Ross qui a focalisé son rapport sur le volet sécuritaire, a averti que la dite « dynamique dangereuse» est alimentée par le désespoir des jeunes dans les camps de Tindouf, devenus des cibles faciles pour le recrutement par des groupes extrémistes et terroristes.

Un représentant du Polisario affirme que Christopher Ross aurait confié à la direction du Front séparatiste que le Maroc ne souhaitait plus de nouvelles négociations directes.

Si le Maroc rejette le retour à ces négociations directes, commente un diplomate marocain basé à New-York, c’est que le Royaume a ses raisons.

Les autorités de Rabat, explique-t-il, refusent de dialoguer directement avec un mouvement séparatiste conduit par des opposants marocains et à leur tête, leur chef Mohamed Abdelaziz natif de Marrakech, et dont le père Khelili Mohamed Salem Rguibi qui vit actuellement à Kasba Tadla au centre du Maroc, est un ancien soldat des forces armées royales. Son frère cadet Reguibi, est médecin-chirurgien à Casablanca et son second frère, Lahbib Reguibi est avocat à Agadir, alors que son épouse est algérienne. Khadija Bent Hamdi n’est autre que la fille de Hadj Hamdi, ex-président du Conseil municipal de la ville de Tindouf et son député à l’Assemblée Nationale Populaire (ANP-parlement algérien).

S’il y a des négociations directes à envisager pour régler ce conflit artificiel, ajoute le diplomate marocain, c’est avec les autorités de l’Algérie qu’il faut les engager et non avec leur bébé éprouvette le Polisario.

En recevant Christopher Ross fin novembre à Rabat, le chef de la diplomatie marocaine, Salaheddine Mezouar lui a réitéré la position déjà exprimée par le Roi Mohammed VI dans le discours de la Marche Verte qu’il avait prononcé le 6 novembre à Laâyoune, et dans lequel il avait notamment affirmé que le Maroc a atteint le plafond de ce qu’il peut donner et n’ira pas plus loin que la proposition d’autonomie pour le Sahara.

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