Lazarevic : la libération qui embarrasse le Polisario

Ce qui était connu des experts a été confirmé dans les faits  après la libération d’un membre du Polisario dans le cadre de la transaction qui a abouti à la libération du français Serge Lazarevic, en échange de quatre terroristes détenus au Mali.
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La libération du dernier otage français a eu lieu le 9 décembre, mais il a fallu plusieurs jours avant que les autorités maliennes ne confirment les révélations sur la contrepartie très controversée qui a été concédée aux preneurs d’otages. Car si la libération de Serge Lazarevic a été accueillie avec un grand soulagement, de nombreuses ONG ont, en revanche, dénoncé l’échange qui a consisté remettre en liberté quatre dangereux terroristes.

Plus révélateur encore, le marchandage qui a permis la libération de Habib Ould Mahouloud a levé le voile sur la proximité du Polisario avec les groupes djihadistes. Mais pour préserver à tout prix l’image d’un mouvement qui lutte pour l’indépendance du Sahara occidental, le front parrainé par l’Algérie se défend farouchement de tout lien avec Aqmi, le Mujao ou d’autres groupes armés de la région. Les démentis des chefs du Polisario sont toutefois désavoués par les nombreux rapports établis par les services de renseignements locaux et occidentaux.

L’actualité n’est pas tendre non plus avec le mouvement sahraoui, dont des combattants ont été arrêtés en diverses occasions et en divers lieux du vaste désert sahélien. Que ce soit durant la révolte en Libye aux côtés des troupes de Kadhafi, ou au cours de l’offensive djihadiste contre le Nord du Mali, ou encore en Mauritanie, les éléments du Polisario sont de tous les combats.

Les activistes du front sahraoui sont également très actifs dans les réseaux de trafics qui pullulent dans les étendues désertiques du Sahara et du Sahel. Ils opèrent incognito, difficiles à différencier des nomades touaregs ou arabes de la région, mais certains d’entre eux finissent par être démasqués.

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