Plan Autonomie

Site de présentation et d'information sur le plan d'autonomie marocain et sur le Sahara

Carnegie-EndowmentLe célèbre centre Carnegie Endowment a consacré une analyse à la question du Sahara occidental, restituant les avis de différents diplomates onusiens qui ont eu à s’occuper de cette affaire depuis plus de trente ans.
De fait, tous ont reconnu le grave danger pour la sécurité en Afrique du Nord d’envisager l’indépendance d’un territoire désertique étendu avec une population aussi peu nombreuse. Javier Perez De Cuellar, l’ancien Secrétaire général de l’ONU qui a servi pendant dix ans entre 1982 et 1991, a reconnu n’avoir « jamais été convaincu par l’option d’indépendance ». Bien des années après sa retraite, De Cuellar a expliqué dans ses mémoires publiées en 2006, que toute « velléité indépendantiste n’est pas sahraouie d’origine ». L’allusion est claire aux autorités algériennes qui réclament, par Polisario interposé, l’organisation d’un référendum d’autodétermination. « La seule solution à la question du Sahara occidental demeure l’intégration dans le cadre d’une structure d’autonomie au sein du Maroc », estime l’ancien SG de l’ONU.
Le successeur de Perez De Cuellar, Boutros Boutros Ghali ainsi que Peter Van Walsum, l’ancien envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU, ont tous estimé que l’option d’indépendance était une illusion. Jusqu’au général algérien à la retraite, Khaled Nezzar, juge que « la fragmentation de l’Afrique du nord est bien la dernière chose dont a besoin cette région », rappelle l’analyse de Carnegie Endowment. La même conviction a été exposée le 9 octobre par Erik Jensen, l’ancien représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU.
S’exprimant devant la 4ème commission de l’Assemblée générale de l’ONU, Erik Jensen qui a eu à s’occuper de la question du Sahara occidental entre 1995 et 1998, a souligné le « rôle clé de l’Algérie » dans cette affaire. Il a surtout mis en  garde contre les risques d’un « conflit armé » dans la région. Pourtant, le Front Polisario avait accepté, au cours des négociations de 1996 que Jensen a lui-même supervisées, l’idée de discuter d’une solution fondée sur l’autonomie, a  rappelé l’ancien diplomate onusien devant la 4ème commission.
C’est cette même proposition d’autonomie qui a été présentée par le Maroc et qui a recueilli une large adhésion de la communauté internationale. Le Conseil de sécurité a même qualifié la proposition marocaine de base « sérieuse et crédible » de négociations pour mettre un terme à ce conflit larvé qui risque de se transformer en poudrière pour toute la région.

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