Sahara occidental : cuisant revers pour Alger à l’ONU

La résolution adoptée jeudi à l’unanimité par le Conseil de sécurité de l’ONU sur le Sahara occidental, est un cuisant revers pour le Polisario et l’Algérie qui s’attendaient à un élargissement des prérogatives de la Minurso à la surveillance des droits de l’Homme au Sahara occidental.
L’intervention personnelle et décisive du roi Mohammed VI à travers des contacts avec plusieurs chefs d’Etat en plus de l’envoi d’émissaires dans diverses capitales, a permis de redresser la barre. Parallèlement, la forte mobilisation des forces politiques et sociales, ainsi que l’activisme diplomatique déployé pendant plusieurs jours ont été décisifs.
Autant de pressions qui ont réussi à faire avorter les tentatives d’élargir les compétences de la Minurso à la surveillance des droits de l’homme au Sahara. Finalement, la manœuvre pilotée depuis un certain temps par Alger pour dévier le processus de règlement  piloté par l’ONU, s’est révélée infructueuse. Les membres du Conseil de sécurité ont pris conscience des risques sécuritaires que comportait l’instrumentalisation de la question des droits de l’homme. Surtout dans une région particulièrement exposée à l’insécurité et à l’instabilité provoquées par le terrorisme au Sahel.

Pour l’Algérie et le Polisario, c’est la consternation. Après avoir tablé sur une résolution anti-marocaine, Alger s’est vu directement mis en cause par le Conseil de sécurité. Non seulement il lui enjoint de veiller au respect des droits de l’homme dans les camps de Tindouf qui se trouvent sur le territoire algérien, mais le Conseil a pressé Alger de permettre le recensement des populations sahraouies dans les camps. Des statistiques contre lesquelles Alger s’est obstinément opposé  depuis plus de 20 ans.
Aujourd’hui, Alger et le Polisario se trouvent à court  d’arguments. La communauté internationale n’acceptera jamais la création d’un Etat fictif au Maghreb. C’est pourquoi la résolution incite les pays de la région à persévérer dans la recherche d’une solution réaliste fondée sur la négociation et le compromis. Dans ce sens, le plan d’autonomie représente la seule proposition sérieuse sur la table, qui a l’avantage de recueillir l’adhésion de la communauté internationale, laquelle la considère comme une base crédible de négociation pour parvenir à un règlement définitif de ce conflit régional.

 

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