Maroc-Sahara : Le terrain bientôt balisé pour l’autonomie

La proposition marocaine d’autonomie pour le Sahara prendra bientôt une tournure historique avec l’adoption d’une nouvelle approche de développement régional parallèlement au projet de régionalisation avancée. L’année 2013 annonce le prélude de la concrétisation sur le terrain de ces deux ambitieux projets mis au point, le premier par le Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) et le second par le gouvernement en y associant divers intervenants. Le ton a été donc donné par la présentation au Roi Mohammed VI, ce mercredi à Agadir, des grandes lignes de la note de cadrage du modèle de développement économique et social des provinces du sud. Le document a été élaboré par une commission ad hoc composée de 25 membres du CESE qui doivent à présent se pencher sur la préparation d’un rapport final sur la nouvelle démarche devant être livré d’ici le mois d’octobre prochain.

«L’enjeu majeur de ce chantier prioritaire, a-t-il insisté, consistera à assurer l’éclosion d’un système qui favorise un développement économique, social, culturel et environnemental au bénéfice et au service des populations locales concernées » dans la zone sud.
Dans  son diagnostic préliminaire, le CESE estime que le modèle de développement régional en vigueur a atteint ses limites et des inflexions majeures, en phase avec les aspirations des populations locales, semblent être nécessaires.
Le Conseil va donc poursuivre un travail de terrain et d’écoute auprès des acteurs locaux ainsi qu’un travail d’analyse pour identifier les réponses à apporter dans le cadre de la nouvelle démarche.
Pour le cas des provinces du sud, a précisé le président du CESE, le modèle à l’étude entre dans le cadre d’un programme plus large de régionalisation avancée à l’échelle de l’ensemble du royaume, érigé au rang de « priorité » par le Roi Mohammed VI dans son discours du 6 novembre dernier à l’occasion du 37e anniversaire de la Marche verte.
Le Souverain avait réitéré à la même occasion, l’attachement de son pays au projet de large autonomie pour le Sahara, estimant qu’il accordait « à toutes les populations de la région, une grande latitude pour gérer leurs affaires locales, dans le respect de leurs spécificités culturelles ».
Justement au plan social et culturel, le Conseil chercherait à favoriser la mixité entre les différents segments de la population, définir des filets de sécurité pour les plus vulnérables et proposer des mesures positives dans les domaines économique et social. Sa démarche vise aussi à favoriser un retour digne et une intégration réussie des populations sahraouies actuellement séquestrées dans les camps de Tindouf, dans le respect des règles de justice sociale et d’équité et valoriser le patrimoine culturel de la région comme composante structurante de son identité et de levier de création de richesses.

 

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