Plan Autonomie

Site de présentation et d'information sur le plan d'autonomie marocain et sur le Sahara

La situation des sahraouis dans les camps de Tindouf ne cesse de se dégrader avec le blocage de tout règlement de la question du Sahara Occidental, a déploré le dissident Mustapha Salma, refoulé des camps par le Polisario pour avoir soutenu le plan marocain d’autonomie. Frustrés par l’implacable emprise du Polisario sur les camps, les sahraouis de Tindouf continuent de s’opposer à la direction du mouvement séparatiste. Ces paroles sont de Mustapha Salma, qui connait bien les camps pour y avoir grandi et occupé des fonctions officielles dans les rangs du Polisario. A présent, les gens s’organisent dans les camps pour défendre leurs droits, en premier lieu le droit de s’affranchir de la tutelle des dirigeants du Polisario. Ces derniers se sont révélés totalement inféodés aux généraux algériens et à leur agenda politique dans la région, a expliqué Mustapha Salma lors d’une conférence de presse, tenue le 22 septembre à Nouakchott. Car c’est dans la capitale mauritanienne que l’ex-cadre du Polisario observe, depuis près de quatre mois sans interruption, un sit-in devant le bureau du HCR. Après plusieurs mois de détention et de torture, Mustapha Salma avait été refoulé en décembre 2010 par le Polisario et confié au Haut Commissariat aux réfugiés. Le HCR s’était alors chargé de le conduire à Nouakchott avec la promesse de trouver rapidement une solution à son cas. Aujourd’hui, presque 10 mois sont passés sans aucun début de solution à son problème. Une situation pénible contre laquelle Mustapha Salma proteste de toute son énergie.

Le dissident sahraoui espère toujours que le HCR fasse suffisamment pression sur la direction du Polisario et sur l’Algérie, qui finance le mouvement séparatiste et l’héberge sur son territoire. L’espoir de l’ancien cadre du Polisario est double : retourner dans les camps de Tindouf auprès de sa famille et de ses enfants, et en même temps voir les sahraouis des camps s’affranchir de la tutelle suffocante du Polisario et des généraux algériens, et devenir libres de leurs mouvements et de leur parole. Lors de sa conférence de presse, le dissident sahraoui était on ne peut plus clair : « l’option de l’indépendance, a-t-il dit, n’est pas réalisable. Du coup, il faut oeuvrer pour mettre un terme à la tragédie des habitants des camps qui subissent toutes les formes d’oppression et de répression ».

 

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