Plan Autonomie

Site de présentation et d'information sur le plan d'autonomie marocain et sur le Sahara

Un nouveau round de pourparlers informels sur le Sahara a été programmé pour juillet, à l’issue du 7ème round qui a pris fin mardi à Manhasset (près de New York). Malgré l’absence de progrès substantiel sur la voie d’un règlement définitif du conflit, le Maroc et le Polisario ont décidé de se retrouver, en présence toujours de l’Algérie et de la Mauritanie et sous l’égide des Nations Unies. 
Pourtant, l’ombre du printemps arabe a été très présente lors de ce 7ème round. Car au moment où les peuples arabes se défont successivement de pouvoirs dictatoriaux surannés, le Polisario continue de séquestrer des milliers de sahraouis dans des campements de fortune, érigés sur le territoire algérien.
Le cynique déni des moindres droits de cette population à la liberté de mouvement et d’expression, accentue encore plus ses conditions de précarité après plus de 35 années de souffrance en plein désert. Et le sentiment d’injustice et d’oppression ressenti par les jeunes des camps rend cette situation encore plus inacceptable. La communauté internationale est bien consciente de ce drame qui se poursuit depuis plus de trois décennies.

C’est pourquoi le Conseil de sécurité de l’ONU, dans sa résolution 1979, avait fait obligation au Polisario, et à l’Algérie en tant que pays hôte, d’autoriser le recensement et l’enregistrement de ces populations retenues dans les camps de Tindouf. Dans l’esprit de l’institution onusienne, une telle démarche permettra d’identifier et d’enregistrer les personnes vivant dans ces camps afin de leur délivrer une carte du HCR pour bénéficier de l’aide nécessaire dans l’attente d’une solution définitive au conflit régional autour du Sahara Occidental. De surcroît, ce recensement offrira l’occasion aux personnes concernées de connaître leurs intentions sur leur désir éventuel de retourner dans leur patrie.
L’insistance de la communauté internationale n’a cependant pas trouvé écho chez le Polisario et Algérie, qui continuent de se dérober à des obligations relevant clairement des droits humains.

 

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