Plan Autonomie

Site de présentation et d'information sur le plan d'autonomie marocain et sur le Sahara

L’écrivain algérien Saïd Hadef vient de faire un témoignage éloquent sur la question du Sahara. Pour lui, le rôle de la proposition marocaine d’autonomie a été décisif dans le déblocage du processus de règlement de ce conflit régional.
L’initiative marocaine d’autonomie « a réussi à faire sortir le conflit du Sahara de la léthargie ». Ce faisant, elle a amené les protagonistes sur « un terrain de négociation réaliste que soutient la communauté internationale », a expliqué le poète et écrivain algérien. De fait, après sa présentation en 2007 à l’ONU, le plan d’autonomie au Sahara occidental a été aussitôt salué par les principales puissances. Le Conseil de sécurité de l’ONU l’a même qualifié de base « sérieuse et crédible » de négociation. Et c’est cette acclamation internationale qui a embarrassé les parties opposées à la résolution de ce problème, selon Saïd Hadef. Plus récemment, la résolution 1979 adoptée à la fin du mois d’avril à l’unanimité des quinze membres du Conseil, constitue une légitimation de la proposition d’autonomie. La communauté internationale exprime ainsi clairement sa position qui privilégie le processus de dialogue politique. Il s’agit de l’unique voie pour parvenir à un règlement définitif du conflit, estiment les membres du Conseil de sécurité, qui appellent les différentes parties à faire preuve de réalisme et d’esprit de compromis.

Poussant la logique à son terme, la communauté internationale décide, dans cette même résolution et pour la première fois, de prendre en main les populations sahraouies retenues de force par le Polisario dans les camps algériens de Tindouf. Le Conseil de sécurité demande ainsi clairement aux autorités algériennes d’autoriser pour une fois le recensement de ces populations. Des milliers de personnes, dont le nombre exact reste à définir par un recensement, vivent sur le sol algérien depuis plus de 35 ans, en totale violation de leurs droits les plus élémentaires, et en premier lieu la liberté de mouvement et d’expression.

 

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