Plan Autonomie

Site de présentation et d'information sur le plan d'autonomie marocain et sur le Sahara

La récente montée en puissance de la menace d’Al-Qaeda dans le Maghreb Islamique (Aqmi), la présence de ses combattants sur le front libyen et son approvisionnement en armes lourdes en provenance de la Libye sont autant de facteurs qui dictent l’urgence d’un règlement définitif du conflit du Sahara Occidental. C’est le constat que vient d’émettre le Hudson Institute. Le think tank américain spécialisé dans les questions militaires, stratégiques, de relations internationales et de droit, met également en garde contre la présence sur le front libyen, de mercenaires du Polisario envoyés prêter main forte aux forces loyalistes du régime du colonel Kadhafi pour mater la rébellion libyenne. La crise libyenne et la menace terroriste qui plane sur toute la région du Maghreb mettent en avant la nécessité « impérieuse » pour les Etats-Unis et leurs alliés de trouver un règlement rapide et définitif à la question du Sahara sur la base du plan marocain d’autonomie, soutient le Hudson Institute dans une analyse intitulée: « Une coalition nord-africaine pour sauver la Libye ».

L’auteur de cette analyse, Ahmed Charai estime qu’un règlement urgent doit être trouvé au conflit du Sahara Occidental dans le cadre de négociations onusiennes accélérées, avec le soutien américain et sur la base de la proposition marocaine d’autonomie, qui fait l’objet d’un soutien des Etats-Unis, de l’Europe occidentale et de l’ONU elle-même. Le Hudson Institute met en garde contre l’exacerbation d’un contexte régional, déjà précaire, par l’implication, confirmée par plusieurs services de renseignement occidentaux, de mercenaires du Polisario dans la répression de la rébellion libyenne. Selon ces mêmes sources, le dirigeant des séparatistes, Mohamed Abdelaziz aurait envoyé, via le territoire algérien, des centaines de combattants aguerris au front libyen. Cité par le Hudson Institute, Rick Nelson, expert américain en matière de lutte anti-terroriste, avait récemment déclaré, lors d’une audition au Congrès, que des militants d’Aqmi s’activent actuellement en Libye. Une situation qui vient rappeler, selon l’analyse, le contexte afghan des années 80. « Les Marocains demeurent, néanmoins, convaincus de la nécessité d’un partenariat avec l’Algérie dans la lutte contre le terrorisme, ne serait-ce que parce que les deux pays ont souffert de ce fléau », note en conclusion Ahmed Charai, membre du Centre des études stratégiques internationales (Center for strategic & international studies- CSIS), basé à Washington.

 

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