Plan Autonomie

Site de présentation et d'information sur le plan d'autonomie marocain et sur le Sahara

Le rapport rendu public par l’Institut pan-européen Thomas More est intéressant à plus d’un titre, car il pointe du doigt les véritables « freins » qui plombent la sécurité et l’intégration régionale au Maghreb, et en premier lieu le conflit autour du Sahara.
Le rapport souligne l’intérêt essentiel pour l’Union européenne d’avoir à ses frontières Sud une zone stable et intégrée, et appelle l’UE à « soutenir » la proposition marocaine d’autonomie pour le Sahara. Il s’agit de « la seule option réaliste de sortie de crise », estime le rapport qui préconise que « la voie des négociations directes entre les protagonistes, y compris en y associant l’Algérie, soit privilégiée et soutenue par l’UE ».
Discuté le 7 avril à Bruxelles, lors d’une conférence à laquelle ont participé experts et institutionnels européens et du monde arabe, le rapport aboutit à la conclusion que le conflit du Sahara se traduit par un énorme gâchis pour les pays de la région. « Vieux de trente ans, son coût pour les populations, les pays concernés et l’ensemble de la région devrait convaincre les acteurs de rechercher enfin une solution politique concertée au conflit », insiste le rapport.Personne ne peut dire aujourd’hui si l’indépendance du Sahara « constituerait une option viable, si ce territoire ne risquerait pas de se transformer en zone grise propice à tous les trafics, à la prolifération du terrorisme et in fine à la déstabilisation de la région » tout entière, s’alarme le rapport.

Se référant à l’ancien représentant spécial du Secrétaire Général de l’ONU pour le Sahara, Peter van Walsum, le document rappelle que le diplomate onusien considère qu’un État Sahraoui indépendant n’est pas un « objectif accessible ». Parallèlement, le Maroc administre et continue de développer le Sahara depuis 1979, conférant aux populations locales un « niveau de vie évidemment bien meilleur que dans les camps de Tindouf », conclut le rapport.

 

 

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